Dienstag, 18. Juli 2017

Quelques premières notes concernant les activités de l’alliance anti-impérialiste pour le sommet du G20 à Hambourg (PCMF)

 



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Nous publions ici une traduction d’un article des camarades de Dem Volke Dienen :

En lien avec la résistance contre le sommet du 20 à Hambourg, l’alliance anti-impérialiste était formée de différentes organisations. Le but déclaré de l’alliance était le suivant : « Au milieu des différentes formes de résistance, nous combattrons pour envoyer un message clair, internationaliste et révolutionnaire, à ceux qui combattent l’impérialisme partout à travers le monde : Nous nous tenons à vos côtés, votre lutte est notre lutte ! Nous envoyons ce message entre autres aux paysans pauvres au Brésil, qui donne leurs vies pour développer une grande révolution ; nous envoyons ce message à tous ceux qui combattent l’agression impérialiste au Kurdistan, en Syrie et en Irak ;

nous l’envoyons aux camarades qui donnent leurs vies dans les guerres populaires au Pérou, en Turquie, en Inde et aux Philippines dans le but de mener la révolution jusqu’à son terme ; nous envoyons ce message à tous ceux qui portent la bannière de la résistance contre le génocide et la répression draconienne du régime d’Erdogan en Turquie ; nous envoyons ce message à ceux qui portent haut le drapeau de la rébellion dans les donjons de la contre-révolution partout dans le monde, nous envoyons ce message aux communistes et révolutionnaires, qui malgré toutes les différences combattent ensemble dans les pays impérialistes pour détruire la bête impérialiste. »


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Par conséquent, l’alliance a entrepris différentes activités qui – à un moment où d’autres amis étaient occupés principalement à résoudre le problème des camps, des trajets des manifestations etc. – ont amené la campagne contre le sommet du G20 au cœur des quartiers prolétariens de Hambourg, dans les plus larges et profondes masses ; grâce à une certaine gestion des conditions, nous avons pu nous battre toute la semaine où, comment et quand nous le voulions, cela signifie qu’il a été possible pour nous de faire des initiatives puissantes et de servir et développer l’attitude militante dans les manifestations contre le G20. La propagande a été faite, pour donner un exemple parmi d’autres, en plein jour dans des quartiers ouvriers, les slogans étaient écris sur les murs pendant que des tracts étaient diffusés. Les masses ne sont pas plaintes des « murs tâchés », au contraire, ces actions ont eu le soutien des résidents. Avec une initiative des camarades, la première action de la campagne a été dédiée au camarade mexicain Meztli Sarabia Reyna d’Oaxaca, qui a été tué par les mercenaires de l’État mexicain il n’y a pas si longtemps.

La volonté de s’unir avec toutes les forces qui veulent combattre contre le sommet du G20, comme cela est dit dans l’appel de l’alliance anti-impérialiste, a été implémentée dans la pratique. Les camarades ont pris part à diverses luttes et manifestations pendant la semaine pour être capable de laisser les tempêtes des luttes de masse souffler sur leurs visages et pour être une partie de cette gigantesque tempête, quelque chose qui ne peut pas se produire dans une chambre arrière tranquille. Par conséquent, un cortège de l’alliance anti-impérialiste a pris part à la manifestation « Welcome To Hell », même si la résistance des masses a été utilisée en partie par des forces qui n’ont pas rompu avec l’Etat bourgeois et qui étaient prêtes à s’asseoir sur la table avec lui pour négocier, et des forces qui plus d’une fois ont joué le jeu des défenseurs d’Israël génocidaire, les soit-disant « Antideutsche », pour briser les ponts connectant les différents alignements au sein du mouvement révolutionnaire dans la RFA (République Fédérale d’Allemagne).


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La question doit être posée de pourquoi parmi toutes les choses le Centre International B5 a été la cible d’un brutal assaut et d’une perquisition de la police, bien que comparé à par exemple le Rote Flore celui-ci est plutôt petit, inconnu et assez peu observé par les médias bourgeois dans le contexte des manifestations. Ici nous souhaitons à tous les camarades du B5 qu’ils puissent utiliser cette présence médiatique inattendue et gagner encore plus de nouvelles personnes à leur précieux travail culturel, internationaliste et anti-impérialiste basé sur la solidarité contre la répression et la violence de l’Etat bourgeois. Pour s’unir avec de nombreuses personnes pour transformer cette attaque malveillante de l’ennemi en une défaite farouche !


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Lors de la manifestation du samedi, ensemble avec l’alliance contre l’agression impérialiste de Hambourg, un bloc anti-impérialiste a été organisé, qui est apparu avec un bloc de front militant dans le quel des drapeaux rouges frappés du marteau et de la faucille ont été agités en grand nombre. Ce bloc comprenait des camarades de différents pays d’Europe. L’expression du bloc a aussi été retenue par les médias bourgeois, comme l’adjoint au rédacteur en chef du Hamburger Abendblatt l’a exprimé : « Ces nombreux drapeaux avec marteau et faucille que vous n’aviez pas vu depuis la chute du Mur de Berlin. » (voir Hamburger Abendblatt, « Die Schwarzen und die Linken », 10 juillet 2017). En dehors de la masse du bloc anti-impérialiste, des unités de propagandes se sont activées pour distribuer des tracts, coller des stickers et écrire les slogans du bloc sur les murs. Dans ce bloc, des camarades de plusieurs et totalement différentes organisations se sont levés épaule contre épaule et se sont défendus contre l’attaque massive et préparée de la police. Cet esprit combatif a suffisamment impressionné la police pour qu’elle compose un communiqué de presse : « Des individus masqués ont été remarqués parmi les manifestants. Parmi ce groupe plus de crimes ont été commis, donc dans la zone de Herrengraben, des unités de police ont tenté de séparer un groupe d’environ 120 personnes. Les officiers ont été massivement frappés et tapés avec des manches de drapeaux. Les manifestants masqué ont été capable de s’échapper dans toutes les directions sans être repérés. » (Communiqué de presse de la police «  Versammlungen am 08.07.2017 in Hamburg – Ergänzung Stand 16:40 Uhr »). Les journaux bourgeois ont aussi rapporté de manière répétée les attaques massives contre la police avec des bâtons (de drapeaux). A cause de l’attaque des réactionnaires, deux camarades ont été blessés au point qu’ils ont dû être emmenés à l’hôpital. Mais nous avons aussi des rapports disant que la police n’a pas pu exécuter son embuscade sans en payer certaines effusions de sang. Après l’attaque, les camarades du bloc anti-impérialiste qui n’ont pas été en première ligne auparavant ont pris les drapeaux rouges avec le marteau et la faucille en grand nombre dans un esprit révolutionnaire et ont réorganisé le bloc de front pour finir la manifestation de manière militante. Nous espérons que les camarades d’autres pays qui n’ont pas pris part à l’opportunité de combattre avec les camarades dans le bloc épaule contre épaule, ont été capable de garder un bon souvenir de cette journée. Nous remercions aussi la solidarité que différents camarades ont exprimé après l’attaque de la police mais nous voulons rendre clair que nous n’étions pas des victimes sans défense mais que tous les camarades étaient dans ce combat avec une conscience claire.


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Après la manifestation de samedi, il était clair qu’il s’était produit au sein du mouvement une séparation en deux groupes distincts. D’un côté, il y aurait une manifestation combattante, la « Welcome to Hell », où chacun devrait être prêt à faire face à la police. Cette lutte se déroulerait isolée des masses. L’autre côté devait quant à lui être « l’anti-pôle pacifique » de la manifestation. Cela démontre bien que le contrôle du révisionnisme sur la manifestation avait été sous-estimé par avance, et spécialement l’influence du parti de gauche, qui a également appelé à attaquer le bloc anti-impérialiste lors du rassemblement de masse, car il dérangeait le plan des révisionnistes. Cela montre que le parti de gauche n’est pas composé « d’amis qui se trompent » mais bien d’alliés proches et irrévocables de la machine d’Etat impérialiste, non seulement en ce qui concerne les affaires étrangères de la bourgeoisie, mais aussi à propos de la répression en Allemagne. Cela nous amène aux enseignements de Lénine, que nous, communistes, devons apprendre dans la violence révolutionnaire et dans le combat implacable contre le révisionnisme. Pour les camarades, chaque coup était un rappel à la définition et au rôle du révisionnisme.

En conclusion, nous voulons déclarer clairement, puisque tous les opportunistes et les révisionnistes cèdent à la tempête outragée des bourgeois et se distancent des événements de Hambourg : une « gauche Allemande » qui décide, quand des camarades de Grèce, d’Espagne et d’autres pays de l’UE, quand des camarades qui vivent sous la coupe de l’impérialisme Allemand déchargent leur juste rage de classe ici dans les rues, de condamner ces actes, est et reste une « gauche » sociale-chauvine et par conséquent un ennemi juré du prolétariat. Ce n’est pas sans raison que Lénine pointait du doigt, dans ses dénonciations insistantes de ces tendances et dans son combat contre le chauvinisme en général, que le « chauvinisme allemand » était de loin un des pires exemples du genre.

Nous saluons les jeunes révolutionnaires, filles et fils de leur classe, qui se sont levés contre les troupes de choc de l’impérialisme allemand sans peur, sans doute, sans se soucier de leur propre santé. Certains camarades ont survécu à cette lutte par chance, les flics voulaient briser leurs crânes, mais les camarades ne se sont pas plaints, ils étaient heureux, ils étaient tous fiers, conscients, ils se tenaient dans le bon camp, dans le camps des opprimés et des exploités, dans le camp de notre classe dans le monde, dans le camp du futur de l’humanité.


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Il y a bien plus à analyser, mais nous avons aussi besoin d’un peu de temps. Patience camarades, nous vous réécrirons à nouveau. Mais, ce que nous avons senti, quand nous étions debout ensemble, quand notre sang et le sang de notre ennemi coulaient ; nous avons senti une naissance – qui, comme une naissance l’est normalement, était ensanglantée – la naissance de quelque chose de Nouveau. Quelque chose que nombreux pensaient ne jamais voir apparaître dans cet Etat pourri : des communistes en lutte, des soldats de leur classe, prêts à payer le prix. Finalement, quoiqu’il nous arrive, ces événements marquent une progression et une victoire remportée.


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